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(dossier disponible par mail sur demande)
Ce projet est en cours de création dans le cadre du programme Transat des Ateliers Médicis soutenu par le Ministère de la Culture – Été culturel – résidence accueillie par la structure Habitat & Humanisme de Bordeaux.
Le Projet Arkadina - Variations sur l'absence (Ce qu'il reste d'eux) est un projet de seul en scène dont le postulat est simple : à partir d’extraits de La Mouette de Tchekhov, une actrice au plateau livre sa tentative d’interpréter un des rôles les plus connus du répertoire théâtral, celui d’Arkadina, alors même qu'elle n'a pas « l'âge » du rôle. Il s’agit de reconstruire une dramaturgie dans laquelle La Mouette n'est ni le sujet, ni l'histoire : elle est le prétexte. Le prétexte à aborder quelque chose de grand et intime : l'absence. Arkadina est seule, et compose avec l'absence des siens – les autres personnages de La Mouette. Elle se laisse voir, dans toute sa complexité, sa sensibilité, mais aussi le ridicule qui peut émaner d'elle, et se laisse traverser par cette absence, compose avec, les fait revivre à travers elle, et en profite pour leur adresser les mots qu'elle n'a jamais pu dire. C'est une ode à comment on est plein des autres. Comment ils nous composent. En bien ou en mal. A la présence des absent.e.s et à la vi(d)e qu'ils laissent.
On y parle de l'absence, on y questionne ce que c'est que d'être actrice, on y explore les autres, et on y questionne la ligne entre réalité et fiction ; on fouille dans les humanités, dans ce qui anime et ce qui manque, et on transmet les mots des autres, et c’est à cet endroit que la résidence TRANSAT – Ateliers Médicis intervient.

Le Projet Arkadina - Variations sur l'absence (Ce qu'il reste d'eux)
L’objectif de cette résidence est d’écrire le projet pour et à partir des mots des participant.e.s. Il s’agit de recueillir les témoignages (audios, vidéos, écrits, oraux) des personnes sur leur rapport à l'absence, les souvenirs, qu’adresser à leurs absent.e.s, comment ils remplissent ou non leur vie, etc. En somme, libérer les mots sur l'absence et les absent.e.s, les beaux comme les terribles, les bienveillants comme ceux remplis de rancœur, les mots qu'on n'a jamais su dire comme ceux qu'on n'a eu de cesse de répéter, tout ce qu'on voudrait partager au monde de ce qu'ils et elles ont été (et sont encore) pour nous. L’idée est de profiter des espaces laissés vacants par Tchekhov pour le compléter par le rassemblement de nos intimités plurielles sur le sujet, et que la comédienne se fasse passeure des mots (maux) des participant.e.s à leurs absent.e.s, à travers Arkadina s’adressant à ses absent.e.s. La prise en charge de ces paroles ramène à un endroit profond de responsabilité, d'engagement et d'essence même du théâtre et du travail de l’acteur.rice : transmettre les mots, histoires, et intimités de personnes à d'autres.
Un projet initié par : Claire Garland
Mise en scène et dramaturgie : Vincent Brunol
Jeu : Claire Garland
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